Mettre un pied hors de la déprime

On a tous eu nos moments de déprime. Plus ou moins profonds, plus ou moins graves, plus ou moins longs. Un grand vide peut s’installer, une lassitude extrême, l’envie de laisser passer le temps loin du monde qui nous entoure. Le pire est ce sentiment d’impuissance, de quasi-désespoir, d’abandon. Voyons ensemble quelques pistes de réflexion pour essayer de se sortir de cet état si désagréable.

Déprime ou dépression

Tout d’abord, une question fondamentale : est-ce qu’il s’agit d’une « déprime » ou d’une dépression? La nuance est extrêmement importante. En effet, la dépression est une maladie, et répond à une définition bien précise. Je reprends cette définition du site Info Dépression :

L’état dépressif se caractérise par un changement profond (une véritable rupture) par rapport au fonctionnement habituel. Trois éléments principaux sont typiques de cet état :

• une tristesse inhabituelle, différente d’après les personnes qui souffrent de dépression de la tristesse normale (cette tristesse est particulièrement intense, elle n’est pas « directement » reliée à une cause, rien ne l’apaise, elle se mêle d’angoisse et d’un sentiment de « fatalité ») ;

• une perte d’intérêt et de plaisir qui touche tous les domaines de la vie ;

• une association de plusieurs symptômes durables qui entravent douloureusement la vie quotidienne.

J’ai vécu un épisode dépressif il y a quelques années maintenant. Pour donner un exemple de ces symptômes qui entravent la vie quotidienne, j’ai passé presque 2 semaines complètes calfeutré dans mon appartement, en ne me présentant pas à mon travail, en ne répondant pas au téléphone, en me coupant complètement de mon entourage. Les symptômes varient évidemment d’une personne à l’autre, mais avant d’aller plus loin, si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, n’hésitez surtout pas à consulter un spécialiste. C’est la démarche que j’ai effectuée, et qui m’a permis de reprendre petit à petit une vie « normale ». C’est toujours un moment délicat que de passer la porte d’un psychologue ou d’un psychiatre. N’hésitez pas à essayer plusieurs praticiens, il est très important de se sentir en confiance avec la personne en face de soi pour pouvoir avancer, ne culpabilisez pas d’aller voir ailleurs si vous ne le sentez pas.

Par contre, il est important d’avoir à l’esprit avant d’entreprendre cette démarche que la guérison prendra du temps. Il ne faut surtout pas s’attendre à un effet sensible après la première, deuxième ou troisième séance. Dans mon cas, il m’a bien fallu 3 mois pour commencer à ressentir les effets positifs de la thérapie. En tout état de cause, même si vous recevez l’aide d’un professionnel, la guérison reste en majeure partie une affaire d’effort et d’engagement personnel.

Maintenant que la différence est claire entre déprime passagère et dépression, je vais partager avec vous quelques pistes que j’ai mis en oeuvre quand j’ai engagé mon processus de « recherche de guérison ». Ces pistes peuvent être explorées seules si vous traversez simplement une période de creux, ou en complément de suivi professionnel si vous vivez une « véritable » dépression.

Prenez une photo !

Si vous lisez ceci, c’est peut-être que vous êtes au début d’un nouveau chemin. Vous souhaitez sortir de la situation où vous vous trouvez, et progresser vers l’homme (ou la femme) que vous souhaitez être. Ce que je vous encourage à faire tout d’abord, c’est de prendre un appareil photo, votre smartphone, et de vous photographier tout de suite. Ne vous changez pas, ne vous arrangez pas, prenez vous en photo comme vous êtes maintenant. Idéalement une photo en pied, de face et de profil. Ne cherchez pas à prendre de pose particulière, ce qu’on cherche ici, c’est de l’honnêteté et la brutalité de la réalité. Pourquoi faire? D’une part, il y a de grandes chances pour que ce que vous voyez sur la photo ne vous convienne pas. Cela constituera alors une première motivation et une justification de votre volonté, peut être encore floue à cet instant, de changer et de vous améliorer. D’autre part, cette photo sera pour vous le point de référence, votre point de départ matérialisé dans cette quête. Dans 3 mois, dans 6 mois, dans 2 ans, vous regarderez cette photo, et vous vous direz « j’ai fait du chemin depuis cette photo, je suis fier des efforts que j’ai fourni durant cette période ». C’est un ressort très puissant de motivation et de récompense. On a toujours du mal à se juger et à prendre conscience de ses transformations, rien de tel qu’une photo pour s’en rendre mieux compte. Donc faites une pause dans la lecture de cet article, et allez vous prendre en photo !

Votre corps : un allié

C’est fait? Bien.  Restons dans des actions que vous pouvez faire tout de suite. Vous pensez peut-être que ce qui ne va pas se passe exclusivement dans votre tête, et que donc vous devez réfléchir, passer par l’intellect pour réussir à avancer. C’est en partie vrai, mais en partie seulement. Notre corps a sa propre sagesse, et l’on s’en coupe bien souvent en le laissant de côté. Est-ce que vous avez remarqué comme on se sent oppressé quand on est « déprimé »? Comme si la respiration était très courte, contrainte. Et cette boule de tension dans le ventre? Je suis  sûr que nous l’avons tous ressenti à un moment de notre vie. C’est bien que notre corps nous « parle », est en dialogue permanent avec notre cerveau, nos émotions, nos images mentales. C’est pourquoi il est très important de rétablir ce dialogue avec le corps. Dans mon cas, je n’y prêtais absolument plus attention, je ne faisais jamais de sport, je commençais à prendre un peu de poids. Quand j’ai commencé à chercher à m’en sortir, je suis tombé sur des vidéos d’un coach sportif américain appelé Elliott Hulse. Je vous encourage à aller voir sa chaine YouTube, en particulier ses plus anciennes vidéos. Et j’ai essayé un des exercices qu’il conseillait. Celui que je vous propose de faire maintenant. Le but du jeu est de laisser s’exprimer votre corps le plus librement possible. Faites un peu de place autour de vous, fermez la porte. Je préfère vous prévenir, vous pouvez vous sentir un peu ridicule au début. Si vous ne vous sentez pas à l’aise, isolez-vous, mettez-vous dans un endroit ou vous vous sentez bien. Enlevez vos chaussures et mettez-vous debout. Maintenant, commencez à sautiller sur place, d’abord doucement, puis essayez d’ajouter des mouvements avec vos bras, les plus désordonnés possibles. Il faut essayer de ne pas se laisser enfermer dans des schémas répétitifs. Sautez, bougez les bras, la tête, dans tous les sens. Si vous le sentez, vous pouvez parler, crier, laisser échapper des sons de votre bouche. La première fois que j’ai essayé cet exercice, au bout d’une minute, j’ai eu une envie irrépressible de pleurer comme un bébé. Les vibrations que j’avais créées en sautant se sont transformées en sanglot, et j’ai tout lâché. J’ai littéralement senti les tensions disparaître petit à petit pendant que je pleurais comme rarement j’ai pleuré. Et la sensation de bien-être et de vide après cet épisode… Je suis convaincu que c’est à ce moment là que ma guérison a commencé. Donc je ne peux que vous encourager à essayer, même si vous vous sentez ridicules, laissez-vous aller dans le moment, laissez bouger votre corps, et je suis sûr que vous finirez par ressentir ce que je veux vous faire partager.

L’importance des routines

Quand j’étais dans le creux de la vague, plus rien n’avait d’importance. Je me levais très tard. Il m’est arrivé de passer des journées entières dans le lit. Je mangeais n’importe quoi, n’importe comment, mon hygiène laissait à désirer. Cette situation ne laisse plus trop de choix quand on y est : soit on reste à souffrir dans cette quasi-vie, et on essaie de garder les apparences pour l’entourage, soit on prend conscience de devoir changer, mais on se retrouve perdu devant ce qui parait comme une tâche insurmontable. C’est pourquoi il faut absolument commencer par de très petits pas, qui peuvent sembler insignifiants, mais qui sont la fondation sur laquelle va se construire petit à petit la guérison. Pour cela, les rituels, les routines, ont une importance capitale. Cela peut être aussi simple que le fait de s’obliger à boire un verre d’eau quand on se réveille le matin, tous les jours. Au fur et à mesure, on se rend compte qu’on tient le rythme, une semaine, puis deux. Alors on enrichit cette routine, on peut par exemple décider de se laver les dents tous les matins. Cela peut paraître évident et simple à beaucoup de monde, mais ces petits gestes, répétés, convainquent petit à petit de la capacité à changer. D’autre part, ils peuvent être un bon moyen d’introduire un peu d’ordre et de sérénité dans des journées qui peuvent être chaotiques. Peu importe à quoi ressemblera ma journée, je sais que pendant mon rituel du matin, j’ai un moment pendant lequel j’accomplis les actions que J’ai décidées, des actions qui me font du bien, et ma journée ne sera pas complètement ratée. J’ai gardé cette logique de rituel dans ma vie d’aujourd’hui, et ça marche toujours aussi bien!

Cher journal…

Dans la même optique que de se prendre en photo, je me suis aperçu, dans ma quête de guérison, que le fait de tenir un journal m’avait énormément aidé. Je consacrerai un article à ce sujet sur le blog, tellement il y a à dire sur le sujet. Disons simplement aujourd’hui que c’est, entre autres, un outil qui vous permet d’exprimer tout ce qui vous passe par la tête et qui peut vous empoisonner de l’intérieur. En particulier si vous vous sentez un peu seul, ou que vous n’avez pas forcément de personnes à qui vous confier. D’autre part, c’est un excellent moyen de garder une trace de vos progrès, de la même manière que la photo de tout à l’heure. Vous pourrez visualiser ces progrès et prendre conscience du chemin que vous allez parcourir.

Bien sûr, ces éléments que je cite ne sont pas une vérité universelle, vous aurez à explorer votre propre voie dans votre quête de la meilleure version de vous-même. Mais en tout cas, il me paraissait important de partager avec vous ce qui m’a aidé à me sortir de ma période noire. J’espère que vous y trouverez une utilité. Bon courage à tous !

L’appel à l’aventure

Bienvenue sur le blog « Les Nouveaux Gentilshommes » !

Me voilà devant l’exercice périlleux mais nécessaire du premier billet. Je vais donc faire très original, et vous dire en quelques mots ce qu’est ce blog et ce qui m’a poussé à  me lancer dans cette aventure.

Pourquoi ce blog ?

Nous avons tous nos aspirations, nos rêves, notre « moi idéal ». Je suis convaincu que notre but à tous est de se rapprocher le plus possible de cet idéal. Mais le plus souvent, nos expériences, notre vécu, les difficultés que l’on traverse font qu’on perd de vue cet objectif. Plus on avance, et moins on se sent capable d’y arriver. On se ment, on se démoralise, on perd confiance en soi et on se laisse porter.

C’est ce qui m’est arrivé pendant près de deux ans. J’aurai l’occasion d’y revenir, mais disons simplement que j’avais complètement perdu pied, et que je ne voyais plus de voie de sortie. Puis, petit à petit, une fois au fond du puits, on se rend compte qu’il n’y a plus d’autre choix que de donner un bon coup de talon. Seulement, souvent on ne sait pas par où commencer. C’est le but que je me fixe avec ce blog : vous parler de ce qui m’a aidé à passer à autre chose, et donner quelques pistes pour explorer le chemin vers votre idéal.

Les nouveaux gentilshommes

Ce nom représente d’une part ce que j’ai envie de devenir, et d’autre part le but ultime de ce blog. Je m’explique :

– J’ai envie de devenir un homme confiant, cultivé, indépendant, et élégant. C’est ce que j’appelle « le nouveau gentilhomme ».

– J’ai envie que ce blog soit le rendez-vous de tous ceux qui partagent cet idéal, et qui recherchent de l’aide, ou des conseils, pour avancer dans cette voie. D’où le pluriel dans le titre.

On aura l’occasion de revenir tout au long du blog sur les détails de cette définition, détails qui pourront bien sûr varier d’un homme à l’autre. Disons simplement pour l’instant que le principal but de la démarche est que les différents sujets abordés sur le blog puissent vous aider à progresser, d’autant plus que je progresserai aussi avec vous.

C’est là la principale différence avec d’autres sites de ce qu’il est convenu d’appeler « développement personnel ». Je ne prétends pas détenir des recettes miracles qui vous permettront du jour au lendemain de devenir millionnaire et d’attirer à vous toutes les filles du monde. Le changement sera long à mettre en place, ce sera difficile, il y aura des moments de doute, de remise en question, mais nous y serons ensemble.

C’est vraiment l’aspect qui me tient le plus à cœur dans ce projet, j’ai l’espoir que ce soit le rendez-vous de toutes les personnes qui veulent devenir la meilleure version d’eux-mêmes, à l’écart des poncifs et des images toutes faites.

Et les gentes dames dans tout ça?

Elles ont évidemment toute leur place sur le blog! La seule raison pour laquelle ce blog est orienté plutôt vers les hommes est que je suis un homme, et que donc j’aborderai les sujets avec ma perspective masculine, d’autant plus que je partagerai également des expériences personnelles, qu’une femme aurait sans doute vécu différemment. Cela étant, et pour que les choses soient claires dès maintenant, ceci n’est pas un blog de plus où l’on va pleurer sur une soi-disant « féminisation » de la société.

Il ne sera jamais question de remettre en cause si peu que ce soit l’égalité fondamentale entre hommes et femmes, ni de prétendre que tel ou tel rôle est immuable, ou « par nature » masculin ou féminin. Le nouveau gentilhomme ne tolérera aucun présupposé sexiste ou misogyne, et mettra tout en oeuvre pour que les femmes qui l’entourent puissent accéder à leur plein potentiel, sans s’oublier lui-même en le faisant.

De la même manière, le nouveau gentilhomme n’est pas forcément hétérosexuel, évidemment. Il se trouve que je le suis, et que donc si je dois aborder des questions de couple, je l’aborderai de mon point de vue, mais pas question de discrimination ici !

Let’s go!

Maintenant que tous ces points sont posés, je vous souhaite une bonne lecture et un bon voyage sur cette longue mais passionnante voie, j’espère que nous y serons de plus en plus nombreux à mesure du temps !